Qu’est ce qu’un accident de la vie courante ?

Chaque année en France, les accidents de la vie courante représentent 5 millions de recours aux services d’urgence et plus de 20 000 décès. Ils sont rangés dans la catégorie des traumatismes non intentionnels et excluent de fait les suicides et agressions, mais également les accidents de la circulation et les accidents au travail.

 

Ils peuvent se produire à tout moment et n’importe où, que ce soit à son domicile, lors de la pratique de loisirs ou en vacances …

 

Les enfants de moins de 15 ans et les séniors en sont souvent les principales victimes.

 

Selon une étude de l’InVS, les accidents de la vie courante se produisent à 48% à la maison pour les enfants. En effet, ils sont susceptibles de se brûler avec les plaques de cuisson, le four ou bien des allumettes, mais également de s’intoxiquer avec des produits ménagers.

Dans la cour de récréation ou dans le parc de jeux, ce sont des chutes, des collisions et autres coups qui peuvent également les atteindre, provocant contusions, hématomes ou encore fractures et entorses.

 

Les personnes âgées quant à elles subissent la plupart du temps des chutes, qui représentent 80% des accidents de la vie courante chez les séniors de plus de 65 ans. Celles-ci peuvent être dues à une mauvaise vue, un mauvais équilibre ou simplement une habitation trop peu adaptée (escaliers, sols glissants, tapis…).

 

Malgré des actions de prévention régulières ainsi que des mesures législatives engagées, telles que l’étiquetage obligatoire sur certains produits indiquant des précautions à prendre, le taux de mortalité causé par des accidents de la vie courante reste 5 fois plus important que celui causé par les accidents de la route.

 

Voici une liste non exhaustive des accidents de la vie courante qui peuvent survenir :

 

Afin de se prémunir contre ces risques qui font partie du quotidien, des principes de vigilance et de précautions sont évidemment à prendre, mais des assurances existent également.

On peut notamment citer la Garantie Accidents de la Vie, qui interviendra dans le cas où l’accident cause un handicap durable. Celle-ci pourra prendre en charge les frais de logement ou de véhicule adaptés, l’assistance par une tierce personne ou encore la perte de gains professionnels par exemple.

En cas de décès, les proches de la victime seront indemnisés et un préjudice moral et financier sera calculé pour le conjoint survivant et les enfants. Ces montants sont définis par le « Pretium Doloris » ; si la douleur psychologique d’une perte n’est pas mesurable et propre à chacun, des sommes ont toutefois été calculées et représentent entre 11 000€ et 25 000€ (en fonction du statut des proches : conjoint, enfant mineur ou majeur, parent).